Ouvrir les possibles

Chroniques d'Une Follie, qui a de nouvelles âmies


Début septembre, une belle lumière dorée brille dans le jardin.


Poules jardin sanctuaire planète indigo
Joie du matin dans le jardin


Aujourd’hui, cela fait une semaine que nous avons recueilli 10 poules pondeuses qui devaient partir à la boucherie, car à environ 2 ans, elles ne sont plus rentables pour les producteurs d’œufs.


Cela faisait un moment que je m’étais mis à la recherche de poules à qui offrir possibilité d’avoir une autre fin de vie, notre poulailler ayant été visité plusieurs fois par le ou les renards du coin.


C’est donc avec joie, qu’avec Mathilda et Berthe, les deux petites poules qui vivaient là, nous avons pris sous notre aile ces 10 respectables dames.



Poules jardin sanctuaire planète indigo
A l'aventure...


Bon au vu de la taille de Berthe et Mathilda et des plus ou moins volumineuses poules qui sont arrivées, Berthe et Mathilda ont dû être créatives pour ne pas trop se faire houspiller dans la volière et dans le poulailler, quand il est l’heure de se percher. Et quand les nouvelles déploient leurs ailes, on dirait un peu des dinosaures qui tentent de décoller…



Berthe jardin sanctuaire planète indigo
Berthe

Mathilda, poules au jardin sanctuaire planète indigo
Mathilda qui prend de la hauteur sur mon bras


Je suis beaucoup intervenue au début en me posant vers elles et facilitant les liens, puis en une semaine, en aménageant les lieux, tout se passe bien, même si la hiérarchie n’est pas encore tout à fait établie… et les poules sont des animaux très hiérarchisés.


Et avec ces 10 nouvelles habitantes, sont venues des constatations :


Les poules sont baguées afin de pouvoir les trier facilement par année de naissance. Une des nouvelles a d’ailleurs une patte qui garde les séquelles d’une bague qui s’est resserrée et qui a failli lui coûter sa patte. Nous avons donc enlevé toutes les bagues des poules.


Nous avons aussi traité les pattes contre la gale car certaines avaient des signes de cette maladie.


Et nous allons aussi vermifuger tout ce petit monde.


J’y vais progressivement et avec douceur. Cela a remis en lumière le fait que les humains que nous sommes ont du mal à voir chaque animal, quelle que soit son espèce, sa taille, sa race, son prix (et oui cela rentre encore tellement en ligne de compte), pour ce qu’il EST réellement, à savoir un autre être vivant, avec une âme et une conscience, qui mérite d’être considéré individuellement et qui a droit à des soins de base, même si cela ne rapporte rien. Chacun devrait aussi pouvoir choisir ce qui lui est fait ou non.


Je demande toujours à l’animal si ce que je fais est ok pour lui.


Je nomme toujours ce que je fais. Et je respecte aussi les refus.

Mais je suis touchée ces jours par tout ce que nous faisons aux animaux (ou ce que nous ne faisons pas) pour nous faciliter la vie, ou par paresse ou par ignorance. Moi-même j’apprends chaque jour et je reste humble, parce que je tente de faire de mon mieux avec ce que je sais et ce que je vois et ce que je reçois des individus qui vivent dans le jardin sanctuaire.


Je suis aussi touchée par le fait que j’ai pu offrir une place à 10 poules alors que chaque semaine, des centaines et certainement des milliers vont à l’abattoir, dans une totale indifférence, alors que je suis en train de me demander comment je vais les nommer, afin que chacune soit un sujet à part entière, avec un nom et une histoire, qui est et sera contée.



Jardin sanctuaire planète indigo


Mais je me dis aussi que cela fait toute la raison de faire vivre ce jardin sanctuaire et de tous les autres sanctuaires, afin que les personnes qui viennent ici ou qui lisent ces mots à distance, puissent expérimenter le fait d’être en relation avec toutes ces âmes, qui ont choisi de venir expérimenter sous une forme ou une autre la vie sur terre.


Nous avons tellement à construire, à inventer de nouvelles manières d’être en lien avec les animaux, hors des cadres et manières de faire habituelles, désuètes et dépassées.


Une Follie semble très contente d’avoir les poules à côté et Bianca, Stella et Désirée les voient et les entendent. Tout est à sa place…


Nous avons aussi ouvert nos parcs qui avaient tellement d’herbe aux chevaux des voisins. Et là aussi, tout se passe bien, les juments sont totalement ok de voir les trois chevaux venir et repartir.


Et je suis en création de nouvelle manière d’ouvrir le jardin, particulièrement aux enfants, afin qu’ils puissent aussi expérimenter un lieu ou se relier aux animaux différemment, en pleine conscience.


Alors n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! A développer ?


Que la douceur vous accompagne…


Sandra, tisseuse de lien avec les mini dinosaures ces jours